Un permis B français, deux ans de pratique, et l’Espagne ouvre la porte aux scooters 125 cm³… enfin, pas à n’importe quelles conditions. Sans la mention officielle sur le permis, impossible de profiter du soleil canarien au guidon d’un deux-roues léger. Sur place, les agences de location ne laissent rien passer : certaines réclament encore la fameuse attestation de formation de sept heures, même si la loi espagnole ne l’impose pas toujours. De quoi surprendre plus d’un voyageur, déjà confronté à des contrôles policiers réguliers sur les routes touristiques. Équipement, assurance, documents à jour : l’accès au 125 se mérite, sous peine de sanction immédiate.
Permis 125 en Espagne : comprendre les règles pour les visiteurs
Rouler en scooter ou petite moto sur le sol espagnol, c’est souvent source de doutes. Les règles sont claires, mais le détail fait la différence. Pour les titulaires du permis B délivré en France ou ailleurs dans l’Union européenne, deux ans d’ancienneté suffisent à condition que la mention « autorisation 125 cm³ » soit inscrite sur le permis. Oublier ce détail, c’est s’exposer à une immobilisation du véhicule lors d’un contrôle. Les policiers ne plaisantent pas avec ce point.
Aucun besoin de permis international pour les voyageurs venant d’un pays de l’Union européenne, à condition de présenter le permis original, en cours de validité et bien lisible. Britanniques, Islandais, Norvégiens ou Liechtensteinois bénéficient de la même reconnaissance, tant que leurs pays appliquent la réciprocité. Hors Europe, le permis international redevient la règle.
Sur le terrain, certaines agences de location réclament systématiquement le justificatif de formation de sept heures, même si la loi espagnole ne l’exige pas pour les résidents de l’UE. Pour éviter tout blocage, mieux vaut préparer l’ensemble des documents : permis conforme, pièce d’identité, attestation de formation si nécessaire. Les contrôles s’intensifient dans les zones touristiques et urbaines. Quant à l’assurance, la carte verte européenne couvre en principe l’Espagne, mais il est prudent de s’assurer que les deux-roues légers ne sont pas exclus du contrat. Les assureurs généralistes oublient parfois ce détail, qui peut coûter cher en cas d’incident.
Quels documents et démarches pour louer un scooter ou une moto légère ?
Louer un scooter ou une moto légère en Espagne demande rigueur et anticipation. Les agences de location vérifient chaque pièce avec minutie. Pour être prêt dès l’arrivée, il faut présenter un permis de conduire valide, délivré par un pays de l’Union européenne, où la mention 125 cm³ apparaît clairement si le permis B a plus de deux ans. En dehors de l’UE, le permis international est systématiquement exigé, accompagné du permis original.
Il est aussi nécessaire de fournir une pièce d’identité à jour : passeport ou carte nationale. Les agences demandent généralement une carte bancaire au nom du conducteur pour la caution et le paiement. Certaines exigent également une preuve d’assurance responsabilité civile, même si elle est souvent incluse dans la location. Attention aux garanties pour les moins de 25 ans, parfois plus limitées.
Voici les documents que la plupart des loueurs réclament pour valider une location :
- Permis de conduire adapté (A1 ou B avec mention 125)
- Pièce d’identité en cours de validité
- Carte bancaire pour la caution
- Assurance (intégrée ou à présenter)
Un dossier incomplet et c’est la location qui s’envole. Pour les réservations en ligne, il est conseillé d’envoyer les justificatifs à l’avance. Les grandes villes, les stations balnéaires et les sites touristiques imposent généralement des contrôles plus rigoureux.
Équipements obligatoires et conseils pour rouler en toute sécurité
Prendre la route en scooter ou moto légère à travers l’Espagne implique de respecter un certain nombre de règles, tant pour la sécurité que pour rester dans les clous. Le casque homologué est impératif, pour le conducteur comme pour le passager. Il doit non seulement être porté, mais aussi attaché correctement. Même une courte distance en ville ne dispense pas de cette obligation.
Les gants certifiés CE font partie de la panoplie obligatoire, tout comme les chaussures fermées et le pantalon long, vivement recommandés. Sur les axes nationaux, le gilet réfléchissant est à garder sous la selle : il devra être porté en cas d’arrêt d’urgence sur la chaussée. Ces précautions sont loin d’être de simples formalités. En fin de journée ou lors d’intempéries, la visibilité devient un enjeu majeur.
L’assurance responsabilité civile est toujours incluse dans la location, mais il reste préférable de vérifier les garanties spécifiques au véhicule et au profil du conducteur. Les conducteurs étrangers doivent également garder sous la main le numéro d’assistance, utile en cas d’accident ou de panne. Attention également à la signalisation, qui diffère parfois de la France, la priorité à droite n’est pas la règle sur tous les carrefours espagnols. Les panneaux spécifiques aux deux-roues, interdictions ou accès réservés, sont fréquents dans les centres historiques.
Pour résumer les équipements à prévoir avant de prendre le guidon :
- Casque homologué (obligatoire pour tous)
- Gants certifiés CE
- Gilet réfléchissant (pour arrêt d’urgence)
- Assurance responsabilité civile
Le climat espagnol, réputé doux, réserve aussi son lot de surprises : chaussées glissantes après la pluie, bourrasques sur la côte… Adapter sa conduite et anticiper les comportements des autres usagers reste la meilleure parade. Les routes secondaires, parfois plus étroites, exigent un surcroît d’attention.
Tenerife en scooter : itinéraires et lieux à ne pas manquer
Explorer Tenerife en scooter, c’est savourer la liberté de passer du bord de mer aux hauteurs boisées sans contraintes. L’île déroule ses routes entre plages, villages suspendus et forêts luxuriantes. Le scooter, agile, se faufile aussi bien dans les venelles de La Laguna, labellisée UNESCO, que sur les pentes abruptes du massif de l’Anaga.
Commencez par la côte nord : l’itinéraire de Puerto de la Cruz à Garachico multiplie les points de vue sur l’Atlantique et traverse de vastes bananeraies. Une halte à Icod de los Vinos s’impose pour admirer le dragonnier millénaire qui trône sur la place principale. Garachico, un peu plus loin, séduit par ses piscines naturelles sculptées dans la roche volcanique.
La montée vers le Teide, ensuite, offre un panorama saisissant. Entre coulées noires, forêts de pins et cratères, la route est spectaculaire. Ceux qui aiment les sensations apprécieront la descente vers la caldeira du volcan. Un arrêt à Vilaflor, le village le plus élevé de Tenerife, permet de profiter d’un air nettement plus frais.
Pour finir, la côte sud attire par ses plages animées et sa vie nocturne foisonnante. Los Cristianos et Playa de las Américas s’imposent pour qui cherche l’ambiance festive. Plus haut, le village d’Arona dévoile un autre visage de l’île, plus authentique et paisible. La TF-28, route sinueuse, guide les curieux jusqu’à Güímar, dévoilant à chaque virage la variété des paysages de Tenerife.
De la mer aux volcans, chaque trajet en scooter dévoile une facette inattendue de l’Espagne. À chacun d’en tracer la route, entre vigilance et soif de découverte.

