Assurance au km : quel est son prix ? Comparatif et conseils

Oubliez la règle du forfait annuel gravée dans le marbre : désormais, certains assureurs cassent les codes et font payer chaque kilomètre, rien de plus. Pour ceux qui roulent moins de 8 000 kilomètres par an, une nouvelle donne s’installe avec des offres taillées sur mesure, et qui ferment la porte aux gros rouleurs.

Les tarifs peuvent varier de plus de 30 % pour un même profil, tout dépend de la façon dont votre assureur calcule ses primes. Ces écarts s’amplifient encore avec la méthode de déclaration des kilomètres, le type de trajets effectués et les options choisies au contrat.

L’assurance auto au kilomètre, une solution adaptée aux petits rouleurs ?

La formule d’assurance auto au kilomètre cible clairement le petit rouleur. On pense ici à l’habitant d’un centre-ville qui utilise peu son véhicule, au salarié en télétravail, au retraité ou encore au jeune conducteur qui ne prend la voiture qu’occasionnellement. Dès que le compteur affiche moins de 8 000 kilomètres annuels, ces profils découvrent une offre qui s’aligne enfin sur leur usage.

Les seniors, les propriétaires de camping-cars ou ceux dont l’auto ne sort que le week-end peuvent aussi en profiter. Ce système ne convient pas aux gros rouleurs : pour eux, le gain disparaît. Mais pour tous ceux qui roulent peu, la baisse du montant de la prime saute aux yeux. Parfois, le tarif annuel atteint la moitié de celui d’une assurance auto classique. Voilà de quoi faire réfléchir, surtout quand on sait que son véhicule passe l’essentiel de sa vie sur un parking.

Un point commun unit ces conducteurs : leurs déplacements restent rares. Rien à voir avec les longues distances quotidiennes. Certains foyers, par exemple, profitent d’une seconde voiture qui sort trop peu pour justifier une assurance pleine. Un jeune conducteur qui cumule peu de kilomètres trouve aussi son compte avec ce type de formule, sans faire l’impasse sur la sécurité.

L’assurance au kilomètre ne se limite donc pas à un argument budgétaire. Elle accompagne aussi l’évolution du rapport à la voiture : une approche plus raisonnée, plus personnalisée, qui permet de ne régler que ce que l’on consomme. Dès que le forfait kilométrique s’aligne sur le nombre de kilomètres effectivement parcourus, le calcul devient très vite en faveur du conducteur.

Fonctionnement, critères d’éligibilité et limites à connaître

L’assurance auto au kilomètre repose sur deux grandes logiques : soit on choisit un forfait kilométrique annuel (à ne pas dépasser), soit on adopte la version facturée « au réel » (pay as you drive), où chaque kilomètre effectué est comptabilisé puis facturé.

Dans les deux cas, l’assureur installe généralement un boîtier connecté dans la voiture. Ce boîtier se limite à relever la distance parcourue, la position ou le style de conduite ne sont pas enregistrés. La collecte d’information se concentre sur le strict minimum, avec un contrôle réglementaire pour garantir le respect de la vie privée du conducteur.

L’accès à l’assurance auto au km reste simple : il suffit de rouler peu (moins de 8 000 kilomètres par an), d’accepter le boîtier de relevé à bord et de déclarer un usage modéré du véhicule. Cette solution concerne tous les profils, du jeune conducteur au senior, en passant par les propriétaires de camping-cars ou les foyers possédant plusieurs autos. Les garanties sont comparables à une assurance auto classique : responsabilité civile, tiers, intermédiaire, tous risques, avec les options habituelles telles que vol, incendie, bris de glace ou assistance.

Avant de franchir le pas, il est utile de garder à l’esprit certaines limites. En cas de dépassement du nombre de kilomètres prévus au contrat, il faut s’attendre à un supplément à régler, et parfois à une modification de franchise. À l’inverse, si le quota n’est pas atteint, certains contrats proposent de reporter ou de rembourser les kilomètres non réalisés sur l’année suivante, à condition de bien décrypter les conditions générales. Les avantages du système s’annulent dès que l’on roule beaucoup. Mais pour tous ceux qui maîtrisent leur usage auto, le fonctionnement s’avère souple et lisible.

Quel prix pour une assurance au km ? Analyse des tarifs et comparatif des offres en 2024

Dès que l’on se situe sous la barre des 8 000 kilomètres par an, le prix d’une assurance auto au kilomètre devient nettement plus attractif qu’une formule classique. Un profil standard en responsabilité civile et 5 000 km annuels peut parfois prétendre à une cotisation démarrant autour de 200 €. Ajoutez à cela des garanties supplémentaires, comme le vol ou l’incendie : le tarif augmente, mais l’économie reste souvent perceptible. Tout dépend aussi de la politique tarifaire de chaque compagnie.

Sur ce marché, chaque compagnie d’assurance affiche ses propres modalités, notamment sur la manière de traiter les kilomètres excédentaires ou non utilisés, sur le montant du kilomètre supplémentaire, et sur les éventuelles restitutions en fin d’année.

Pour y voir plus clair, voici des fourchettes tarifaires repérées en 2024 selon le nombre de kilomètres assurés :

  • Pour 5 000 km/an, les formules au tiers, sans malus, démarrent près de 200 €.
  • Autour de 8 000 km/an, les cotisations oscillent généralement entre 250 € et 350 € selon le niveau de garantie retenu.
  • Au-delà de 12 000 km/an, l’écart avec une assurance classique s’efface, sauf en cas d’utilisation vraiment ponctuelle ou exclusivement urbaine.

Le montant de la prime d’assurance est bien entendu sensible au parcours kilométrique, mais aussi à des critères comme le bonus-malus, l’ancienneté du permis ou encore les éventuels antécédents routiers. L’utilisation d’un comparateur d’assurance auto permet d’obtenir une estimation ajustée selon sa situation propre. Les profils les plus avantagés par ce système : les petits rouleurs en ville, les seniors, les jeunes conducteurs et les familles avec une deuxième voiture. Dans certains cas, ils voient leur facture fondre de moitié par rapport à leur ancien contrat.

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Quand l’assurance au kilomètre devient-elle vraiment avantageuse ? Conseils pratiques pour faire le bon choix

À partir du moment où le compteur n’atteint pas les 8 000 kilomètres annuels, l’assurance auto au kilomètre fait rapidement ses preuves auprès des particuliers attachés à une mobilité réfléchie. Les télétravailleurs, les habitants des grandes villes, les foyers équipés d’un second véhicule sortent gagnants de cette équation. Les jeunes conducteurs et seniors avec une faible utilisation bénéficient également de tarifs allégés, parfois divisés par deux.

Pour choisir la bonne formule, commencez par revoir le kilométrage réellement parcouru ces deux ou trois dernières années. Ensuite, étudiez les offres : certaines compagnies privilégient un forfait kilométrique fixé à l’avance, d’autres facturent à la distance effectivement roulée (pay as you drive). Les différences sur le plan budgétaire et la gestion de l’imprévu (kilomètres en plus ou en moins) peuvent s’avérer déterminantes dans la durée.

Voici des situations où l’assurance au kilomètre se révèle imbattable :

  • Moins de 8 000 km/an : la bascule économique penche en faveur du modèle au kilomètre.
  • Utilisation saisonnière ou ponctuelle : camping-car, véhicule de loisir ou deuxième véhicule.
  • Dépassement du seuil : un surcoût est prévu, mais certains contrats compensent les « kilomètres non roulés » sur l’exercice suivant.

Grâce à la loi Hamon, la résiliation d’un contrat auto devient possible à tout moment après la première année, gratuitement et sans formalité. Cette liberté permet enfin d’ajuster l’assurance à chaque évolution du mode de vie, sans attendre une date précise.

Faire de chaque trajet un choix, et non une contrainte sur la facture : l’assurance auto au kilomètre accompagne cette mutation. Ce qu’on économise en kilomètres, on le retrouve aussi sur sa prime. Conduire moins, payer moins : la mobilité à la carte a trouvé son terrain.

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